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Historique

    Histoire des Matelles   

Histoire des Matelles

A la suite de compressions des sols, est apparu il y a quelques 30 millions d’années, le « Pli de Montpellier » qui a surélevé le Pic Saint Loup et l’Hortus. Le paysage proche se craquela en plusieurs failles dont la plus célèbre est celle des Matelles.

Deux paysages différents apparaissent : plaine à l’est et collines à l’ouest.
L’eau recueillie sur les plateaux s’engouffre dans le sol et continue son chemin dans des périples souterrains. Ces caractéristiques géologiques donnent naissance à la rivière du Lirou par une résurgence de la grotte située sur la commune des Matelles. Le nom des « Matelles » viendrait de l’occitan « Mata » qui veut dire : buisson, bosquet d’arbres. On peut imaginer que les premiers habitants se sont installés autour de ces bosquets d’arbres irrigués par un point d’eau. Il y a quelques siècles, la rivière coulait en permanence en un débit irrégulier. Les premiers habitants construisirent donc des maisons près de ce point d’eau et un pont pour franchir cet obstacle naturel.

Ce nom apparaît pour la première fois dans un document du XIIe siècle énumérant une liste d’églises. Il prouve l’existence d’une communauté qui avait bâti une église, probablement sur la rive droite du Lirou (hors du village médiéval, près de la Déridière) avec un cimetière proche. Appartenant initialement à la seigneurie de Montferrand (château en ruines, proche de St-Mathieu-de-Tréviers), le site des Matelles passe ensuite au Comté de Melgueil (Maugio).

A la suite d’un mariage, la vallée de Montferrand est rattachée au Comté de Raymond IV de Toulouse en 1172. A la suite de son engagement au côté des Albigeois, le Comte de Toulouse fut condamné par le pape Innocent III à donner le comté de Melgueil et la vallée de Montferrand aux évêques de Maguelone en 1215.

Pour traverser la rivière en toute sécurité, les habitants construisirent un pont. Grâce à ce pont et au péage, Les Matelles devinrent un lieu de passage et d’échanges commerciaux sous l’autorité d’un capitaine représentant les évêques.

Rue Droite

Du 13e au 15e siècle, la « paroisse » des Matelles (ou Matellis, nom donné à l’époque au village) fait partie d’une association de paroisses voisines, association appelée plus tard « République de Montferrand » (par l'abbé J.ROUQUETTE). Cette association encouragée par les évêques, permet aux Matelles et autres « paroisses » d’avoir quelque autonomie et quelques privilèges (franchise…). A cette époque, une nouvelle église existe déjà à l’intérieur de l’enceinte du village.

Les Matelles « dépendront » des évêques de Maguelone jusqu’à la Révolution bien que l’autorité du Roi de France devienne plus présente dès 1349 (achat de Montpellier par Philippe VI).

Avec le développement du village et pour mieux se protéger, de véritables remparts furent construits en 1425 en remplacement des murailles existantes. Mais ils ne purent empêcher les troupes protestantes du Duc de Rohan de s’emparer du village en 1622 et de détruire partiellement l’église. Le village fut repris par les catholiques après le départ des troupes et les remparts furent réparés et rehaussés pour mieux protéger le village. La guerre des Camisards en 1703 ne toucha pas directement Les Matelles, et l’église fut reconstruite à partir de 1718 sur ordre de l'évêque, avec un clocher au dessus de la porte et une horloge installée en 1724. Ce lieu de culte fut ensuite « temple décadaire » pour les assemblées populaires lors de la Révolution pendant environ 2 ans.


Extraits de documents de l’Office de Tourisme Intercommunal.

    Un peu de préhistoire...   

Un peu de préhistoire aux Matelles

Près de Perpignan fut exhumé le crâne du plus vieil Européen connu, daté d’environ 450 000 ans avant J.-C. Il fut nommé l’homme de « Néanderthal ». Le moulage de son crâne est exposé au musée de la Préhistoire aux Matelles.

Cet « Homo erectus » vint habiter dans notre région vers 100 000 ans avant notre ère, en particulier dans des grottes vers la montagne de l’Hortus (près du Pic Saint Loup et de Valflaunès).

Vers 30000 ans avant J.-C., avec la fin des glaciations apparaît « l’homme de Cro-Magnon », considéré comme notre véritable ancêtre car il est « l’Homo Sapiens ». Pas encore sédentaire, il chasse, cueille et pêche. Il occupe des grottes et devient « artiste » : il laisse de nombreuses gravures sur les pans des grottes.

A partir de 5000 ans avant notre ère, on entre dans l’âge de pierre (Néolithique) et l’homme se sédentarise (cultures, élevage).
De nombreux vestiges de ces époques se trouvent au musée de la Préhistoire des Matelles (musée du Pic Saint Loup).

Enfin, vers 2700 ans avant J.-C., apparaît le culte des anciens, l’esprit des morts. L’homme construit des sépultures et les entretient. Ces tombes curieuses sont très nombreuses dans l’Hérault et en particulier autour des Matelles (St-Martin-de-Londres, Pic Saint Loup). 

Musée de la Préhistoire

On les appelle Menhir (pierre dressée) ou Dolmen (table de pierre). Ils sont dans notre région bien plus nombreux qu’en Bretagne !
Puis vint l’âge des métaux vers 2200 ans avant J.-C. Les hommes créèrent des poteries et céramiques, puis avec l’apparition du bronze et du fer, ils fabriquèrent des armes de guerre redoutables (épées…). Ils bâtissent des villages et des villes, deviennent des marchands : abondance de biens, commerce…
Entre les influences ibérique et gauloise, notre région prospère… jusqu’à l’intervention des légions romaines et la colonisation.

Extraits de documents de la Commission Culture et de l’Office de Tourisme Intercommunal.

    Le blason des Matelles   

Le blason des Matelles

Comme toutes les communautés, notre village a son blason, ses armoiries, signe de reconnaissance et d'affirmation d'identité. L'unique blason des Matelles que nous possédons est celui réalisé par Charles d'Hozier le 27 août 1700, figurant dans l'Armorial du Royaume enregistré officiellement le 10 septembre 1700 (voir photo ancien blason). Cet Armorial comporte 1224 pages, il est conservé à la Bibliothèque Nationale de France et consultable sur le site gallica2.bnf.fr.

Sa description en termes héraldiques est la suivante :
"D'or à un M gothique de gueules, en chef de gueules chargé de trois croisettes d'argent".

Ce qui signifie dans le langage profane : un M de couleur rouge en écriture gothique sur un fond jaune, surmonté de trois petites croix grecques blanches sur fond rouge.

Bien que ces armoiries soient situées dans le temps, deux hypothèses peuvent être envisagées : soit le blason a été créé de toutes pièces sous Louis XIV, soit l'Armorial s'est contenté d'enregistrer un blason déjà existant, éventuellement d'origine médiévale, mais dont aucun exemplaire ne serait parvenu jusqu'à nous.

Comme chacun sait, notre village a une origine médiévale. Les armoiries des Matelles peuvent-elles avoir été conçues à cette époque ? Les créateurs ont - certainement intentionnellement - donné au blason un caractère "médiéval" par le choix de la figure du "M gothique", comme pour attester de l'ancienneté de la communauté.

Quelle est la signification de ce M ?
Deux solutions sont proposées : M pour les Matelles, nom du village ou M pour Marie, car, depuis ses origines, la communauté villageoise est placée sous le patronage protecteur de la Vierge Marie, mère du Christ .
C'est pour cela que la fête votive est toujours célébrée le 15 août, date de l'Assomption de la Vierge.
Les armoiries reproduites sont toutes construites selon la même structure : le "chef" (partie supérieure du blason) est constitué d'une bande de couleur uni portant chaque fois trois figures identiques (trois croisettes).
Au dessous du "chef" : une grande "figure" (le M des Matelles) sur un fond également uni.

Ancien blason des Matelles

Pourquoi la communauté des Matelles est-elle dotée d'un blason en 1700, et dans quelles circonstances ?
 En novembre 1696 un édit royal ordonna le recensement de toutes les armoiries du royaume, afin qu'elles fussent enregistrées officiellement dans un immense recueil, l'Armorial Général. L'objectif avancé - le prétexte - était de "remédier aux nombreux abus commis contre le droit héraldique". En fait cette décision avait un but fiscal. Chaque personne physique (individu, noble ou roturier) ou morale (communauté) qui portait des armoiries, devait les faire enregistrer et devait payer à cette occasion un droit. Le 3 décembre 1697, un arrêt du Conseil du Roi décidait de constituer des listes sur lesquelles seraient inscrits les noms de toutes les personnes physiques ou morales jugées "capables" de porter des armoiries. Celles qui n'en présenteraient pas dans les huit jours suivant la publication des listes, seraient dotées d'office d'armoiries fabriquées pour la circonstance, et taxées d'un droit d'enregistrement. Ainsi les services de l'Armorial, dirigés par Charles d'Hozier, Conseiller du Roi, se livrèrent-ils à une fabrication de blasons en série.

Le "logo" actuellement utilisé officiellement, ainsi que la sculpture se trouvant au-dessus de l'entrée de la mairie, sont des interprétations maladroites du blason de 1700, car on n'y reconnaît pas le "M gothique".


Blason actuel des Matelles


Extraits du document « Le blason des Matelles » de Pierre Grau, Groupe d'Histoire des Matelles. 1998.

Mairie des MATELLES
70 avenue du Val de Montferrand
34270 LES MATELLES

Téléphone : 04 67 84 18 68
Fax : 04 67 84 27 10

Courriel :
mairie.matelles@wanadoo.fr

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