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Patrimoine

    Les principaux sites   

Sites

La Mairie
Jusqu’au milieu du 18 siècle, il n’y avait pas de bâtiment consacré à la mairie.
Après projet et financement, la mairie est construite en 1860. A cette époque, le même bâtiment abritait la mairie, l’école des garçons et l’école des filles. Enfin en 1873, le bâtiment qui était en forme de U, se ferme. Avec l’augmentation de population, les écoles sont transférées en 1958, derrière la mairie. Puis deux nouvelles écoles sont aménagées à l'extérieur.
Après le départ vers le Clos Saint Paul de la perception, ce bâtiment se modernisa en 1995 et 2002.

Voir photo de la Mairie.

 L’Eglise 
Après les vicissitudes de l’Histoire (guerre de religions, Révolution… ), l’église actuelle a subi beaucoup de travaux et de transformations jusqu’au milieu du 19 siècle (nouveau clocher sur la Porte des Remparts, remplacement de la voûte et du toit…) pour arriver à une architecture  qu’on peut voir de nos jours.
Elle est reconstruite en 1718.
On y trouve 2 autels latéraux : l’autel de la Vierge (l’église est consacrée à Notre Dame de l'Assomption) et l’autel de St Roch. Une nouvelle chaire est mise en place en 1903. Des aménagements divers ont été apportés suite au concile Vatican II en 1969. Des travaux de réfection de toiture, de ravalement et de peinture intérieure ont été effectués au début du 21 siècle.
En 2002, l’église des Matelles est rattachée à un ensemble paroissial appelé « Saint Luc en Garrigues » et comprenant Le Triadou, Montferrier-sur-Lez, Saint-Gély-du-Fesc et Les Matelles.
 
Messe aux Matelles le dimanche à 9h30, messe au Triadou à 9h30 le dernier dimanche du mois.
 
Suite à des détériorations et vols, l’église est malheureusement fermée en temps ordinaire. Un petit oratoire, se situant rue de l’Eglise, est ouvert tous les jours.
 
Pour tous renseignements, tél : 04 67 84 17 91
Presbytère à Saint-Gély-du-Fesc.

Voir photo de l'Eglise.

La Maison des Consuls
La Maison des Consuls près de la Porte des Remparts se situe dans le village médiéval des Matelles. Cette maison consulaire a été construite avec un escalier extérieur donnant sur une arcade (avec une cuve à vin) qui menait au logement principal au 1er étage. Elle comprend également un four, une fromagère, une cuisine et un tristet, et au rez de chaussée 2 grandes caves voutées.
Après avoir été la résidence officielle des représentants des évêques de Maguelone, elle devint propriété privée puis le site du premier musée départemental de la Préhistoire (voir la rubrique Culture). 

Four à pain 
 Avant l’installation de boulanger dans le village, il y avait des fours à pain communaux. Trois anciens fours sont connus dont le plus restauré est celui qui se trouve près de la Porte des Remparts, à l’extérieur du village médiéval. Il se compose de 2 pièces, l’une donnant sur la rue pour accueillir les personnes, et dans l’autre au fond, se tient le four .
Le Four à pain abrite actuellement le bureau de l’Office de Tourisme Intercommunal.

Voir photo de l'Office de Tourisme.

Le Clos Saint Paul et le parc Vuattoux 
Située entre la route de Montpellier et le début du chemin des Moulières, cette propriété fut  probablement construite à la fin de XIXème siècle comprenant une grande maison, des chaix et un parc.
Venant de Savoie, la famille Vuattoux s’installa dans cette propriété. Dans le parc est érigée une statue de Saint Paul, ce qui a permis au fil du temps de nommer cette propriété le Clos Saint Paul et le parc, parc Vuattoux.
Mais c’est le même ensemble qui fut acheté par la suite par la mairie pour y loger la poste, la perception et plus récemment l’association l’Aide à domicile et l’école de musique.
Les services techniques de la ville occupent les chaix.

Voir photos de la propriété. 

Poste et Perception
Le service de la poste (lettres) existe aux Matelles depuis 1830.
Le bureau de Poste aux Matelles a été créé en 1868, place du Château, puis s'est déplacé vers le pont, pour arriver avec la Perception au Clos Saint Paul en 1989. En effet, comme tous les chefs lieu de canton, Les Matelles ont une Perception (qui abrite un percepteur pour les contribuables et un trésorier payeur pour les collectivités locales). Les locaux actuels ont été construits en 2001 dans le Parc Vuattoux pour faire face à l’évolution de population du canton.
 
La Poste, rue des Santolines,
tél : 04 99 61 14 49
Horaires d'ouverture et des levées
 
La Perception, rue des Santolines,
tél : 04 99 61 47 70
Horaires d'ouverture

Voir photos de la Poste et de la Perception.

Salle Albertine SARRAZIN
Cette salle municipale accueille les manifestations de la municipalité et des associations. Elle est située au-dessus de la bibliothèque.
Elle peut être occupée par toutes associations des Matelles et louée par des particuliers suivant un réglement disponible à la mairie.


    Les économies locales   

Economies locales

Vignes


Après la cueillette et la chasse, les hommes ont commencé à cultiver les céréales et à devenir sédentaires. Puis au Moyen-âge, l’économie est devenue pastorale. L’exploitation des bois et l’élevage des moutons étaient les activités principales aux Matelles.
 
L’essor de la vigne n’intervint qu’à partir de 1850 mais les maladies de la vigne (Phylloxera et Mildiou) détruisent plus de la moitié des plants dans l’Hérault entre 1865 et 1880. Après la replantation de la vigne sur des superficies plus importantes, la mévente du vin provoqua la grande révolte de 1907.
Depuis cette époque l’histoire des Matelles est associée aux péripéties de l’histoire de la vigne en Languedoc. De réformes en réformes et malgré les conditions climatiques (grande gelée de 1956), les vignerons ont lutté pour préserver leurs domaines et pour améliorer la qualité de leurs vins.
Aux Matelles, il reste quelques vignerons qui produisent pour les coopératives viticoles. Un seul a ouvert ses chaix au public en 2002 sous l’étiquette « La Tour de Vias », propriétaire Christian ADER.
 
Arbre méditerranéen, l’olivier s’est implanté peu à peu dans notre région. Recherché par son huile extraite à partir de ses fruits, son exploitation est encore faite à la main au début du 20 siècle qui marque la véritable production d’huile en grande quantité. Les communes voisines apportent leurs olives au moulin des Matelles (au bord du Lirou).

Aujourd’hui encore, la production d’huile d’olive de qualité reste une activité agricole importante. De mi décembre à fin janvier, une équipe d’ouvriers extrayait dans ce moulin l’huile de la récolte de tout le canton. Le moulin cessa toute activité en 1921.

L’exploitation des chênes verts et blancs et des arbousiers de la garrigue a constitué pendant longtemps une ressource importante de revenus pour les Matellois. Bûcherons, charretiers et charbonniers étaient nombreux au 18 siècle. En 1853, les revenus du bois, du charbon de bois et des fagots, qui approvisionnaient Montpellier et sa région, représentaient 1/5 des revenus totaux de la commune. Malheureusement, l’emploi généralisé du charbon dans les grandes villes au début du 20 siècle supprima ces revenus et les emplois correspondant. Cette activité du travail du bois (fagots) pour les boulangeries de Montpellier dura jusqu’à la fin de la 2ème Guerre Mondiale.
 
Le mouton est l’animal le plus lié à l’histoire des hommes de la Méditerranée. Il est élevé pour sa viande, son lait et sa laine. Vers 1800, le troupeau matellois comportait environ 2000 têtes. Sa viande est toujours prisée ainsi que son lait pour le fromage (Roquefort et autres…), mais les filatures de laine ont disparu face à la concurrence et à la venue d’autres textiles. Le dernier troupeau aux Matelles date des années 1980.
 
Extraits du livre « Des racines et des pierres » de Gérard PHILIPPE

    Les personnages célèbres   

Personnages célèbres

Pierre GRANIER (1635 – 1715), sculpteur
Né aux Matelles, après des études de sculpture à Rome, il travaille à partir de 1671 à la décoration des châteaux de Versailles, du Trianon et de Marly le Roi. Le parc de Versailles contient plusieurs de ses sculptures (Hermès, Bacchus…). Il participa également aux travaux du Palais Royal, du Val de Grâce…
Le 30 juin 1685, il est reçu à l’Académie Royale pour son buste en marbre de Louis XIV. 
 
Père SOULAS (1808 – 1857), ecclésiastique
Né à Viols-le-Fort (près de St-Martin-de-Londres) d’une famille nombreuse et pauvre, il parvint à rentrer au séminaire grâce au curé de sa paroisse. Ordonné prêtre à Nîmes, il s’occupe des pauvres, des orphelins et des malades  et crée la congrégation des « Sœurs garde malades de Notre Dame Auxiliatrice ». Son idée est de fonder un asile pour les jeunes orphelins. Il trouve une propriété près des Matelles au lieu dit « le Mas de Viane ». Cette terre prendra le nom de « Colonie agricole de Notre Dame des Champs ». Il fera construire un orphelinat, une chapelle et des bâtiments agricoles. Mais son succès attire l’attention du Préfet qui lui demande d’accueillir aussi des jeunes délinquants. Dès 1850, 25 jeunes détenus arrivent, puis jusqu’à 133 en 1855. Mais la vie et l’ambiance se dégradent… les vols et les fugues se multiplient. En 1856, les détenus quittent ND des Champs et vont à Montlobre (près de Combaillaux). Peu après, il meurt en 1857. Il est enterré aux Matelles dans la chapelle de Notre Dame des Champs.
La mission du Père Soulas pour les orphelins  est reprise et poursuivie par les sœurs jusqu’en 1979. Elles fondèrent aussi un couvent et une maison de retraite pour les sœurs.


Albertine SARRAZIN

Albertine SARRAZIN (1937 – 1967), romancière
Recueillie par l’Assistance Publique d’Alger en 1937, sous le nom de Albertine Damien, elle est adoptée 2 ans après par un couple âgé. Arrivée à Aix en Provence en 1947, avec sa famille, elle montre une conduite de plus en plus révoltée (fugues, vols, agressions…). Condamnée à 7 ans de prison en 1955, elle prépare propédeutique pendant sa détention… En 1957, elle s’évade et se fracture un os du pied : l’astragale. Dans sa fuite, elle rencontre Julien Sarrazin…Ensemble, ils font un « casse » et se font prendre. En prison, elle écrit « La Cavale ». Libérée en 1963, elle écrit « La Traversière », puis devient journaliste à Alès en 1964 et écrit « l’Astragale ».
En 1965, le couple s’installe à Montpellier, puis aux Matelles début 1967. Suite à l’ablation d’un rein, Albertine décède le 10 juillet 1967. Elle est enterrée aux Matelles.
A sa mémoire, la municipalité a baptisé la principale salle communale, « Salle Albertine Sarrazin » en avril 1997.
Pour plus de renseignement, consultez le site Internet complet: www.albertine-julien.fr
 
Ossian DUMAS (1826 – 1874), militaire
Né aux Matelles, après Saint Cyr, il était dans l’armée lors du coup d’état du futur Napoléon III. Son histoire ainsi que celle de son frère aîné Scipion (polytechnicien) sont décrites par Victor HUGO dans son livre « Histoire d’un crime », dans la 3 journée, chapitre XIV. Il mourut à Aix en Provence.       


Mairie des MATELLES
70 avenue du Val de Montferrand
34270 LES MATELLES

Téléphone : 04 67 84 18 68
Fax : 04 67 84 27 10

Courriel :
mairie.matelles@wanadoo.fr

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